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CENTRES SOCIAUX DU RHONE

 

Le 8 avril 2005.

 

Remontons dans le temps, ranimons nos souvenirs de cette longue journée qui a commencé, sous la houlette de la Cie TENFOR (théâtre forum), par un immense bonjour de chacun à chacune : on se parle, on se serre la main, on se sourit et … c’est parti ! Ce n’est pas anecdotique, mais symbolique. Cela à du sens et c’est important pour cet ébullition qui posera sans cesse cette question récurrente du sens qu’il faut chercher trouver, donner, construire.

 

…Circule aussi un tout un petit monde inattendu : le rapporteur, en bleu de travail qui, sous couvert d’apporter une chaise, ou de la colle, joue les indiscrets …

 

…Au chapitre de l’inattendu, un dont on se serait passé, c’est l’absence inopinée de Raymond Domenech qu’on apprend qu’à la dernière minute, alors qu’il a prévenu le matin même, mais à la fédération …Heureusement que TENFOR est rompu à cet exercice de haute volée qu’est l’improvisation ! Avec la générosité qui est la leur, le comédiens transforment l’essai. L’enthousiasme collectif, même après huit heures de travail, gagne même le supporter pousser la porte pour « voir Raymond Domenech » et qui, finalement se prend au jeu et reste jusqu’à la fin, ravi de la découverte !

 

 

CRESAL

« quand la femme paraît » Nov 92

Michel Peroni.

 

« De même que les spectateurs montés (plus ou moins volontairement) sur scène s’emploie (plus ou moins bien) à montrer que la solution au problème est à trouver en soi-même ( dans l’affirmation de soi) de même les spectateurs restés dans la salle témoignent par leurs réactions qu’ils connaissent aussi la solution puisqu’ils peuvent la reconnaître s’ils la voient, en ce se,ns, la représentation théâtrale constitue proprement un processus visibles des représentations immatérielles, de les reconnaître comme socialement partagées et agissables »

 

« … L’efficacité du Théâtre Forum en ce qui concerne la question des femmes, ne se tient pas dans le modèle extensif qui en résulte mais dans le travail symbolique effectué à l’occasion de ce qui a été rendu possible par un tel ressort dramatique »

 

« L’efficacité en question, c’est donc l’efficacité propre d’un dispositif en tant qu’il réalise publiquement la transformation d’une image, en l’occurrence celle de la femme »

 

 

Ministère du travail, de l’Emploi

Et de la Formation Professionnelle

Secrétariat aux Droits de Femmes et à la vie Quotidienne

 

 

Aujourd’hui, trois femmes sur quatre sont présentes sur le marché du travail. Cette tendance est irréversible. Pourtant les femmes ne choisissent pas d’exercer tous les métiers.

 

Elles hésitent encore à aller dans l’industrie, à devenir technicienne ou ingénieur.

Mais elles en ont les capacités : dans les disciplines scientifiques, leurs résultats sont équivalents à ceux des garçons.

 

Ce sont les mentalités qu’il faut faire évoluer celle des parents, des enseignants, des chefs d’entreprises.

 

Votre théâtre forum y contribue.

 

Merci et bravo.

Véronique NEIERTZ

 

 

 

Une spectatrice du spectacle forum : LA  PAUSE DU SECATEUR

 

Depuis mon passage sur les planches, je voudrais te faire connaître ma pensée. La Pause du Sécateur répond bien au vécu de certains viticulteurs, mais en si peu de temps et sans préparation, on ne peut exprimer ce que l’on ressent dans nos tripes. Après coup, j’aurai beaucoup de questions à poser à la « taiseuse » …

 

La taiseuse : un personnage du spectacle : La PAU(o) SE DU SECATEUR.

 

Chut ! Taisez vous … c’est vrai qu’on nous a décrit comme des taiseux … et bien oui, on naît taiseux et on meurt taiseux…. C’est vrai quoi … à quoi ça sert … tout ce ramdam ! Qu’on nous laisse faire nos affaires dans notre coin ! Pourquoi j’irai crier sur tous les toits qu’untel ou untel est en faillite … que le père Marchand, il n’a pas écoulé sa récolte et qu’il est prêt à crever … tant pis pour lui … c’est chacun pour soi, dans notre société. Qu’on ne me parle pas de solidarité ! Moi ! J’aide personne ! … Je ne veux d’aide de nulle part … les dossiers des mairies, ils finissent au feu, les aides de l’état, j’en ai pas besoin … chut !… Laissez-nous … ce n’est plus la peine de se révolter … faut se démerder chacun pour soi … et chacun fait ce qu’il peut avec les ressources qu’il peut !

 

Je vais tailler, c’est l’habitude …j’essaye de ne pas penser aux ennuis ! Chut !

 

Réponse d’une spectatrice à la taiseuse :

 

Bonjour Madame « La taiseuse »

 

Les viticulteurs ou agriculteurs ne naissent pas tous  avec une cuillère en argent.

En Beaujolais, nous avons les gros propriétaires terriens qui emploient des métayers (c’est à dire qu’ils cèdent leurs vignes à des vignerons-métayers, fermiers de peu d’année) afin qu’ils cultivent, fassent leur vin, le vendent et partagent la récolte en deux. Ceux-ci sont souvent logés mais ils peuvent mettre de l’argent de côté pour leurs vieux jours, souvent ils se retrouvent à la rue ou finissent dans les hospices car leur retraite ne leur permet pas de régler un loyer et de se soigner.

Beaucoup, ne se font pas à une nouvelle vie en HLM, sans jardin pour s’occuper, ni poules, ni lapins etc …

Nous avons les « gagés » ou ouvriers viticoles qui eux touchent un salaire auquel le patron ôte le loyer s’ils sont logés. Souvent leurs femmes sont obligées de trouver du travail.

Nous avons ces filles de la ville qui sont venues faire les vendanges et qui se sont mariées à des fils de viticulteurs croyant que leur avenir était assuré et que vivre à la campagne, c’était merveilleux. C’est vrai que depuis les années 70, le vin se vendait bien et les maisons ont poussé comme des champignons dans notre Beaujolais. Les banques et les responsables syndicaux de la FNSEA ont incité les jeunes à investir. Beaucoup de ces jeunes femmes qui n’avaient connu que le festif des vendanges sont tombées de haut lorsqu’elles se sont aperçues qu’en fin de compte que leur mari ne touchait pas toujours le SMIG pour vivre après avoir remboursé les prêts, les frais de culture, les charges sociales, la TVA à 19,60% sur le vin (exception faite pour l’export) etc … Ces jeunes femmes sont parfois restées auprès de leur mari pour se battre, mais beaucoup sont reparties en mettant leur époux dans des difficultés désastreuses, d’où les dépressions, suicides et mal vivre ont obligé ces derniers à vendre, à se recycler car ces dames ont fait reconnaître que : soit, elles avaient cessé leurs études, soit, elles sont restés pour les enfants et ont mis les maris sur la paille en réclamant des dommages et intérêts – vous faites peut-être partie de ces agricultrices là !

Nous sommes tributaires des intempéries et de la législation. Pour moi cette crise est politique ( tout ce qui est petit doit disparaître, les gros seront de plus en plus gros et pourront exploiter cette main d’œuvre comme ils le voudront. )

Vous ne cessez de culpabiliser les viticultrices et les viticulteurs, en leur disant que s’ils ne vendent pas ou mal, c’est qu’ils ne savent pas s’y prendre.

Moi j’ai connu en quarante quatre années d’épouse de viticulteurs ( le statut de co-exploitante ayant été mis en place qu’en 94) la grêle de 66 ou toute la commune a été sinistrée. L’armée était venue dégager les rues aux bulldozers, donc zéro récolte. En 67, gelée au printemps. En 68 jusqu’en 70 petites récoltes et mauvaises ventes aux négoces. Nous avons eu quelques bonnes années qui n’ont hélas pas durées car nous avons été confrontés au rachat de l’exploitation familiale. A l’époque, heureusement que nous avions les vaches sinon nous crevions de faim. Nous avons pu nous en sortir car nous ne nous sommes pas trop endettés. Puis en 99, mon mari a pris sa retraite et j’ai repris l’exploitation avec le statut d’exploitante jusqu’en 2004 où j’ai laissé les rênes à mon dernier fils pensant qu’il ne l’accepterait pas, car je me suis fait « planter » par des négociants en 2000 et en 2002.

 

 

R. Tastayre

Directeur du département des sciences de l’éducation/

Université Paris Nord.

 

Monsieur Gilles Fichez

 

Cher monsieur

 

Il ne fait aucun doute que votre manifeste théâtral place le spectateur dans des processus d’ambivalence ; c’est à dire que la projection imaginaire ( par images) du spectateur à l’acteur, processus banal et classique de toute « représentation », fût-elle la réalité  du « théâtre » de la réalité sociale, que cette projection est «  chez vous » dérangée car conviée à être effectuée c’est à dire jouée. Le spectateur qui est acteur par l’acteur devient en quelque sorte (peut devenir) acteur de son propre spectacle, l’image se concrétise, se matérialise : c’est cela qui est important dans votre théorie, les coulisses peuvent devenir scène ou le parterre se jette (pour projection réelle) sur la scène. Je dirai que votre théâtre est rêve actif, j’allais dire somnambulisme ; qu’est ce dire ? Toute perception est intériorisation d’un réel fantasmé, mais là par l’action proposée par vous, le rêve de la réalité scénique (qui elle-même rêve) est joué, agi comme un fantasmé actif, somnambulisme conscient, non par passage à l’acte qui est lui pulsionnel et non pas spectacle, secondaire, imagé, figuré, mais « actuation » de la perception sensible. Forum veut dire « dehors » et votre intitulé a voulu signifier cela : l’espace – externe- du dedans – de chaque sujet ( ou de groupes constitués dans une unité, ce qui est un  « dedans ») et c’est ce à quoi je fus conscient et sensible : le forum, (dehors) est lieu possible d’un dedans qui s’y place et s’y fait, s’y constitue non pas qu’il intègre un dehors mais se l’approprie ce qui est ce qui est. Ce qui est le contraire. L’image de soi y est un «  sculpturé - sculpturant » et non plus représentation imaginaire.

 

Dans mon métier je travaille beaucoup sur l’image des rêves sur le « spectacle onirique » : qu’est ce ? Sinon la mise en scène du dedans ( inconscient, pensées inconscientes et latentes) pour un dehors ( le rêve ). Or, par son dehors – dedans ce n’est pas spectacle sinon le sujet vivant : acteur et spectateur dans l’ambivalence privée, sur le champ clos du corps individuel et psycho–sensoriel non pas le corps externe.

Votre théâtre voudrait et se veut onirique mais cette fois, réalisateur de ce mécanisme en vie éveillée.

Le démiurge que vous jouez dans ces « opérations » est nécessaire car il s’agit de faciliter la transionnalité, (qui est angoissante) démiurge meneur de jeu vous permettez « le passage » j’allais dire en terme philosophique la transcendance et c’est vrai.

 

Il s’agit pour vous de faire s’endormir (oublier le réel contraignant) pour une autre vie (non pas le rêve) mais la réalité d’un éveil à son rêve à soi.

 

J’ai bien aimé cette soirée, fus parfois tenté de « venir » de « m’éveiller ».

 

J’ai répondu trop rapidement certes et trop schématiquement, en pantomime dirai-je.

Je vous souhaite la continuation d’une belle réussite dans ce travail social d’expression au service de chaque sujet dans l’essai d’actes libres, libérateurs

 

Cordialité à vous et à votre groupe

            R. Tastayre.

 

 

J’avais un peu honte car je connaissais les spectateurs, j’aurai préféré jouer devant des inconnus.

Même avec le trac, il faut garder l’idée avec laquelle on est parti et ne pas perdre le fil des idées.

 

Jeune du Lycée du Mont à St Etienne.

 

 

Après la représentation de LARGU®EZ LES AMARRES !

 

Après quelques jours d’atterrissage, je réalise l’événement et l’ampleur qu’il a eue sur les partenaires et invités. Unanimement super, novateur et pertinent.

Tout le monde a bien bossé avec professionnalisme et votre travail a été plus que remarqué… vos allez recevoir des appels …

Merci pour tout ce que vous avez réalisé.

Pierre Roset Conseiller mobilité. Conseiller Régional Essaimage Rhône Alpes

Direction Régionale de l’Emploi Rhône Alpes Auvergne.

 

Ce que j’ai vu de la pièce qui portait en elle une réelle dynamique participative m’incite à l’avoir en mémoire pour une éventuelle opération de nos partenaires

Hervé Poher

EDF – Délégation Régionale Auvergne. Conseiller Développement durable.

 

Je tenais à vous féliciter pour l’organisation de la soirée Essaimage de jeudi dernier.

Belle réussite que ce concept de spectacle forum !

Les intervenants ont vraiment été pertinents en parvenant à créer une belle émulation des iées dans la salle et en réussissant à démontrer les aléas de la gestion de projet par des jeux de rôles concrets et vraiment comiques.

Bravo !

Barberine Georget.

 

En fin de compte, ce sont plus de 400 personnes qui ont fait le spectacle ! Entre rire et attention, le spectateur fût invité à monter sur scène afin de donner son avis en improvisant le dialogue de l’acteur de son choix. Il est devenu acteur en proposant son point de vue, en apportant des alternatives … De quoi rendre la pièce à la fois instructive et très amusante !

 

Journal de la création d’entreprise N°5 juin 207

 

 

Après la représentation « LES PIEDS DANS LE TAPIS ! »

 

Cette manifestation s’est déroulée de la meilleure manière qui soit, et je tenais à vous remercier, vous et toute votre troupe, pour la qualité de votre prestation. Je n’ai eu que de bons échos depuis samedi.

 

Christophe Dressy Directeur de l’ADMR Fédération du Rhône.

 

 

 

 

THEATRE ET MEDIATION

 

Pour sensibiliser des personnes à la démarche de Médiation, nous avons travaillé, depuis 3 ans, dans nos manifestations avec la Cie THEATRE ENTREPRISE FORUM - TENFOR.

 

Pourquoi ce choix? Quel enseignement peut-on en tirer ?

 

La sensibilisation à la démarche de médiation et son apprentissage passent essentiellement par l'analyse et  le débat d'expérimentations.

 

Pour ce faire la technique du Théâtre Forum  offre un cadre pédagogique particulièrement adapté.

 

A partir d'un scénario écrit présentant une situation propice à une médiation les comédiens" jouent la scène ".

 

Un débat s'engage avec le public sur la perception de la situation et certains proposent des manières de s'y prendre pour conduire la suite de la scène.

 

Le meneur de jeu les invitent à venir " faire ce qu'ils proposent" en jouant avec les comédiens. Chaque "expérimentation" sera analysée avec le public.

 

QUEL ENSEIGNEMENT EN TIRER ?

 

Cela permet de clarifier en temps réel :

            - Ce qui est médiation et ce qui ne l'est pas.

            - L'importance des comportements du médiateurs sur ses interlocuteurs.

            - L'importance du choix du processus de relations qu'il a engagé.

 

Le théâtre forum oblige ceux qui jouent avec les acteurs à une spontanéité de réaction qui doit être l'une des qualités d'un médiateur. La présence d'acteurs professionnels, experts en cette matière produit un effet d'entraînement positif.

 

Enfin, nous voyons en direct les effets des comportements sur les autres soit pour faciliter les accords possibles soit pour les éloigner.

 

Le théâtre forum-interactif apparaît à nos yeux comme un instrument privilégié d'initiation à la médiation.

 

Sur des thèmes tel que le management, la communication ... tout thème centré sur les relations de personnes, il a sa place d'instrument de sensibilisation.  

 

Yves Chamussy. Réseau des Médiateurs en Entreprise.