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Galerie de portraits de la Cie

TENFOR THEATRE  

 

Ces portraits n’ont pas d’autres prétentions que de présenter les talents des comédiens et techniciens ou administrateur faisant partie de la Cie en 2009.

Qu’ils soient nouveaux ou anciens, ils servent la Cie avec tout, leur professionnalisme, leur savoir-faire et leurs implications.

Ils soutiennent la Cie, ils en sont le moteur, la carburant, le rouage essentiel. Sans eux, il n’y aurait pas de Cie professionnelle depuis plus de 20 ans.

Ici, pas d’ordre alphabétique, pas de hiérarchie, tous apportent leurs pierres à l’édifice et contribuent à la continuité de la Cie TENFOR THEATRE.

 

 

 

 

Leyla Chaouche.

 

Dans la Cie, elle a tout fait. Depuis maintenant près  d’un bail, elle va de personnages en personnages. Elle a tout joué, oppresseurs, opprimés, alliés. Elle règne en maître dans les improvisations où les sentiments sont convoqués. Elle entraînera le spectateur à se livrer gentiment, doucement. Au commande d’une action très importante de la Cie ( le TEC, le Théâtre Education Citoyenneté) elle connaît tout du « clair-obscur » de Rembrandt, des sérigraphies de Warhol, de la colonisation, de la scie sauteuse, du pinceau à poil en soie, des référents de missions locales et de la Sauvegarde de l’Enfance, eux aussi, de tout poil. Elle commence à bien manier les institutions et leurs méandres.

Lili Barbier.

 

Honneur à celle qui fut depuis sa naissance à la construction de la Cie TENFOR THEATRE. Son sens de l’à propos, de la répartie cinglante la mène à être crainte de la plupart des spectateurs. Elle pousse et repousse le spectateur dans des retranchements les plus reculés. Elle cherche la petite bête qui va faire vaciller les certitudes. Elle mène un combat contre les stéréotypes. Elle semble habitée quand elle incarne un préjugé. Quand elle est sur une scène, il faut l’affronter en faisant  attention à ses chausse-trappes. Elle peut mener par le bout du nez un spectateur, elle peut l’attirer dans des situations ou l’affectif va l’engluer. Elle l’envoûte pour mieux qu’il puisse réagir. Elle sait aussi arrêter, parfois, quand il se noie. Elle semble alors déçue que le meneur de jeu arrête l’improvisation.

Georges Sothier.

 

Administrateur de nos biens. Il provoque la contradiction de nos institutions. Il pousse le technicien de l’administration dans ses retranchements. Il détecte la moindre anomalie dans les procédures. Il est le Scherlock Holmes du dossier de subventionnement. Plus une TVA ne lui échappe, plus une note de frais lui fait défaut. Il râle bien sûr mais c’est pour notre bien… il  faut s’en tenir à ce constat. Pourtant, il enchante aussi les feuilles de routes par sa poésie, ses jeux de mots, ses attentions particulières. 

Denis Vernet.

 

L’empêcheur de tourner en rond. Le dénonciateur de tout disfonctionnement dans l’écriture d’un spectacle forum. Avec son sens aigu de l’exactitude des propos, il pousse l’écriture et les logiques de personnages à être plus que parfaites. Il en va de même pour son jeu. Le retord ! Il est craint, on le contourne, on le « déviationne » pour mieux le rencontrer. Il a tout jouer. Il connaît des milliers de thèmes, de questions sociales, culturelles, politiques. Il marche sur les chemins de l’entreprise, de l’orientation, de la santé comme sur des sentiers balisés depuis belles lurettes !

Sophie Pastrana.

 

Sans elle, il n’y aurait pas de peste ! Elle incarne l’odieux personnifié. Comment peut-on croire à ses balivernes, à ses absurdités ? Quelle est belle quand elle dit des choses invraisemblables ! Elle n’en revient pas. Plus elle propose des contradictions, des oppositions, plus le spectateur a envie de la voir de près et de lui dire ses quatre vérités. Plus elle avance dans la Cie, plus elle mène d’actions plus ou moins bricolées, branlantes et dans l’urgence. Là aussi, elle tirera la substantifique moelle et proposera son talent comme un parfum harmonieux, une saveur proche du bien être, une douce odeur de chocolat qui chatouille à jamais les narines de nos partenaires !

Nora Khelout.

 

Avec nous depuis 1993, elle a été cantonnée dans les rôles d’opprimé puis la voilà promue oppresseure. Quelles révélations ! Elle ne laisse rien passer. La moindre parole du spectateur est un prétexte à rebond. Elle saisit le mot pour le faire sien. Elle relance la machine, satisfaite et attend. Elle attend sereinement le spectateur au coin de son argument. Elle ne le cherche pas, elle le trouve. Depuis peu, elle accompagne des actions de formation et on peut lui faire confiance. Le spectateur sera en sécurité sur scène. Elle aura tranquillisé son jeu et restera attentive si jamais il défaille.

Philippe Occulto dit Bouba.

 

Qu’il soit comédien ou meneur de jeu, il panique ! Est-ce que mon pli de pantalon sera à la hauteur de mon jeu ! Mon articulation est-elle aussi nette que mon col de chemise. Le roi du détail du théâtre forum. Il ne laisse rien passer. Il doit avoir tout contrôler pour pouvoir jouer en toute liberté. Liberté dans la contrainte, le voilà prisonnier de la technique, de la méthode … non, le voilà qui s’efface devant le spectateur. Modeste, il ravale son talent au profit du spectateur.

Michel Carlyle

(prononcer Carlaïele !)

 

C’est un grand homme ! Il se situe par sa taille au-dessus de la mêlée. Il prend le personnage de haut. Il l’aborde par son contour pour aller fouiller jusque dans ses entrailles. Il le prend au mot. Pour lui le texte est sacré. Il ne doit pas souffrir d’une virgule de trop. Il excelle dans les rôles d’oppresseur par sa manière d’aborder le spectateur par ses propres contradictions. Il est l’expert de la reformulation, ce qui permet aux spectateurs de souffler. Mais cette reformulation est terrible ! Elle vient résonner dans les oreilles du spectateur et celui-ci, gêné, poursuit son jeu. Michel alors, n’a plus qu’à raccrocher les wagons en attendant un quai de gare. Là, une fois le spectateur en confiance, il le prendra par la main ou l’épaule pour mieux le convaincre et lui proposer des situations les plus ignobles. Le tout pour amener le spectateur à jouer avec lui.

Adeline Benamara.

 

Notre madone de l’oppression. On lui donnerait le bon dieu sans confession. Méfiez-vous d’elle, on la croit avec vous, elle se dérobe et vous plante une épée dans le dos. Son sourire est à fuir, car il s’accompagne de mots plus cruels les uns que les autres. Elle a tout du torero. Elle tourne autour du spectateur, elle le regarde dans les yeux, tout le temps. Mais elle n’en viendra jamais à la mise à mort du "taureau - spectateur. » Elle se mettra à mort par un jeu de mot, un argument fallacieux et rendra libre et heureux le spectateur.

Rodolphe Brun.

 

L’éternel gamin. Il est notre adolescent de tous les spectacles. Il connaît tout du langage adolescent. Il manie les concepts de reloud, de parfaits personnages abjects. Il avance non masqué. Il livre aux spectateurs une lecture candide de ses personnages. Tout est présent, ses points de forces et ses points de faille. A bon entendeur salut ! Si un spectateur se fait prendre, c’est qu’il aura mal lu la règle du jeu. Ni une, ni deux, Rodolphe semble dire au spectateur amadoué et tendre : « Dessine-moi un argument, je te dessinerai la planète du petit prince et nous irons deviser ensemble. »

Marc Feuillet.

 

Figure du théâtre forum depuis une bonne décennie, la Cie TENFOR aime Marc parce qu’il est discret. Il est le spécialiste des spectacles qui ne se joue qu’une seule fois. Il consacre un nombre d’heures impressionnantes à créer un personnage qui n’existera qu’une heure et demie, pas plus. Quel gâchis me direz-vous ? Pas du tout, il se préserve pour l’avenir. Il a été un Jules, personnage âgé, détestable mais propre sur lui ! Attendrissant et odieux, il croque sur scène des personnages parfois au-delà du réel. Mais comment fait-il pour nous ramener alors sur terre et nous inviter à partager son point de vue ? Réponse dans les futurs spectacles. Il est le comédien éphémère qui dure dans le temps ! Tel Don Quichotte, il ouvre les yeux sur les spectateurs pour mieux les regarder vivre et les aimer !

Isabelle Augier.

 

Comédienne et meneur de jeu, elle vaque à ses occupations comme elle va faire son marché. Elle tâte les personnages, elle regarde les situations comme des recettes de cuisine. Elle fait grand honneur au chef mais elle ne peut s’empêcher de rajouter son grain de sel, son poivre caustique. Elle fait éternuer une salle entière par ses propos empoisonnés. Meneur de jeu, elle prend ses marques, place ses acquis, pointe les mots des spectateurs, aime à contempler les résultats. Elle rapporte le moindre fait. Est-ce un défaut ? Absolument pas ! C’est notre questeur qui prend note de la pratique quotidienne de la Cie.

Romain Dupupet.

 

Le technicien des nouvelles trouvailles. Il a toujours une astuce pour améliorer l’image ou le son du spectacle. Il enlumine, il porte haut les couleurs de la Cie. Sans cesse, il veut rendre théâtral le théâtre forum. C’est une obsession chez lui. Il faut montrer … alors, il nous montre le mieux possible. Il faut entendre… alors, il prend les moyens de nous faire entendre.

Martine Gautier.

 

La diva de la Cie. Quand elle passe quelque part, l’argument du spectateur ne repousse pas. C’est l’Attila du théâtre forum.  Elle enchante son auditoire par ses personnages. Elle évolue dans les rôles de mère couveuse, lessive tout terrain, râleuse en tout genre, elle personnifie des symboles des plus surprenants. On y croit toujours. Un petit accessoire, un costume choisi avec pertinence et là voilà lancée à l’assaut du public. Rien ne l’effraie. Elle se fond dans ses personnages pour mieux faire ressurgir le spectateur.

Robert Bianchi.

 

C’est notre pilier de bar de Fringale d’étoiles en 92. Depuis, il a pris du grade et se retrouve Sancho dirigeant La Beauté du Geste avec Don Quichotte. Entre temps, il a erré avec nous, il a même goûté du joker. Il nous apporte l’Italie dans ses mains, dans son regard et dans sa voix.  Généreux, il nous invite à consommer le soleil de son sourire.  Méfiez-vous quand même, en improvisation, il sait servir la sauce, mais ne fait pas repasser les plats. Gourmand, il faudra lui arracher une concession sinon vous repartirez sans une miette d’arguments.

Pauline Thireau.

 

La plus jeune de la Cie. Elle permet au spectateur d’errer dans les limbes de ses arguments. Elle le regarde dans les yeux, elle lui sourit et lui, il n’a plus qu’à  répondre. Ce n’est pas de l’hypnotisme, loin de là ! C’est une chaleur envoûtante qui conduit le spectateur à se livrer.

Philippe Séclé.

 

Conteur en âme, il peut raconter n’importe quelle histoire farfelue et on y croit. Il nous entraîne dans le désert à dos de chameau, nous fait boire à sa margelle et partage des instants familiers avec nous. Il chante le bien être et l’épicurisme. Prêt à quelques guignolades, il empoche le spectateur dans ses territoires faits de passages secrets, où l’on peut déguster à loisir un élixir qui peut envoûter et faire perdre pied. Mais, Il repêchera le spectateur pour mieux l’accueillir en son théâtre. Qu’il est agréable de jouter avec lui, on se sent bien dans son jeu. Il nous fait apprécier le nôtre.

Simon Chomel.

 

Musicien, comédien, il se joue des arguments comme d’une ballade. Il s’accorde avec les mineurs très facilement. Avec les majeurs, il oppose une tablature plus abrupte. Il faut composer avec lui la partition sinon, il jouera en solo. Le spectateur le rejoindra au coda final pour mettre un point d’orgue à l’improvisation. Bûcheron, père de famille, forain du voyage, jeune novice « adulescent », il mène son monde à la baguette et en rythme.

Gilles Fichez.

 

Il est clown échappé du cirque, le patron comme l’aime à l’appeler certaines comédiennes et comédiens ; il écrit, il mise en scène, il mène le jeu, il institutionnalise et conduit encore la camionnette sans trop de dégâts. Il n’est pas avare de ses pas, de ses mots, il rencontre volontiers tout partenaire qui aurait la plus petite once de volonté pour créer un spectacle. Tout sujet l’intéresse, tout personnage le passionne mais surtout certaines déesses mythologiques !